yaunmonde 2

À vous amis adhérents, structures cousines et amies, partenaires publics ou privés, acteurs de la culture et de la santé, citoyens,

Les mots ont été difficiles à trouver...

Et puis, il y a eu cette chanson... "Y'a un monde en dehors de l’usure qu’on inflige à nos cœurs à nos corps […] Y'a un monde où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent".1

Y'a même un monde où nos souffles fragiles, en se répondant, deviennent plus forts.
Y'a un monde qui ne cède pas.
Y'a un monde qui persévère.
Y'a un monde qui sait que les choses peuvent être différentes.
Y'a un monde où faire ensemble, jamais contre, reste toujours le chemin.
Y'a un monde où chercher à donner du sens à nos actes n’est pas un gros mot.
Y'a un monde où prendre les choses à cœur n’est pas un défaut mais une qualité professionnelle.
Y'a un monde où chercher à être juste et humain, malgré tout, reste possible.
Pas parce que c’est facile. Bien souvent, c’est même plus difficile.
Ce monde n’est pas naïf ou aveugle... mais au contraire audacieux.
Parce qu’on a toujours le choix de ne pas renoncer à ses convictions.
Dans ce monde-là, y'a beaucoup de monde.
Beaucoup plus même qu’on ne le pense.
Tous ceux qui font interSTICES en sont la preuve.

Parce que, ne nous trompons pas.

A l’heure où l’incertitude tétanise beaucoup d’entre nous, où les contraintes budgétaires poussent au repli, nous obligeant à repenser nos manières d’agir, nous avons encore et toujours le choix de faire de la culture et de la santé nos politiques d’aujourd’hui et de demain.

Ne nous laissons pas tomber.

Continuons à prendre soin.
Ne détournons pas le regard, nommons au contraire les fragilités, parce qu’elles comptent et qu’elles doivent nous aider à construire la suite.
Si mesurer l’impact semble être le nouveau paradigme, il n’y a pas d’un côté les actions qui ont des impacts et de l’autre, celles qui en sont dépourvues.
Chaque action, chaque décision, chaque arbitrage budgétaire a un impact. Immédiatement. Puis par onde de choc.

Alors, soyons-en tous conscients et agissons avec responsabilité.
Apporter un soutien à un projet, a un impact. Seul ou en co-financement avec d’autres partenaires, c’est reconnaître la qualité de celui-ci, le légitimer, lui permettre d’exister, de se consolider.
Maintenir et faire évoluer des enveloppes budgétaires, dans un contexte de restrictions, a un impact. C’est préserver des actions, des emplois, des coopérations, des dynamiques territoriales.
Nommer et différencier, sans les confondre, les formes d’actions Culture et Santé dans toute leur diversité, a un impact. C’est permettre à chacun-ne de trouver sa place, répondre réellement à ses objectifs, au bénéfice premier des personnes accompagnées.
Accompagner les missions d’animation, de vie sociale, de culture dans un établissement de santé, a un impact. C’est affirmer qu’un établissement de santé se doit d’être à la fois un lieu de soin, d’hospitalité et de vie.
Prendre soin d’accompagner des décisions, particulièrement lorsqu’elles sont difficiles, a un impact. C’est faire le choix du dialogue et de l’explication : une manière de respecter l’autre, d’honorer ses responsabilités et de faire communauté, y compris dans l’adversité.

Devoir faire autrement parce que cela est aujourd'hui nécessaire, devient une obligation. Personne ne peut le nier. Personne n'en est individuellement blâmable non plus. Mais cela nous oblige tous ! Tous autant que nous sommes, et peu importe l'endroit duquel nous parlons, nous agissons. Être obligé de faire autrement ne devrait jamais être un prétexte pour faire moins bien !

Alors, nous en appelons à plus de cohérence, de responsabilité et de solidarité.
A faire le choix de la coopération plutôt que celui de la concurrence, parce que c’est ensemble que nous pourrons préserver la richesse et la diversité de nos secteurs.
Ici, nous sommes convaincus que seuls nous ne pouvons rien.
Ensemble nous pouvons, sinon tout, en tout cas arriver à penser et faire autrement tout en restant alignés avec nos valeurs.

Amis adhérents, structures cousines et amies, partenaires publics ou privés, acteurs de la culture et de la santé, citoyens, restons audacieux. Ne cédons pas à la facilité.

Y'a un monde.

Et "ce monde n'appartient pas à hier".

Le CA et l'équipe d'interSTICES


1. « Y'a un monde », Publiée le 21 août 2026, Production Tôt ou tard, auteur Noé Preszow, chœurs Leila Lachterman, Noé, compositeurs Noé Preszow, Leila Lachterman et Nicolas Quéré